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Histoire de l'assistante : Lisa

Lisa a le sens de l’aventure et un cœur compatissant.

Lisa Wilianto aime l’aventure – surtout les voyages. Il y a plus de dix ans, elle quittait son pays natal, l’Indonésie, pour poursuivre une maîtrise en gestion des systèmes ruraux en Australie. Après la fin de ses études, elle a travaillé dans l’atelier Ark de L’Arche Liverpool (Royaume-Uni) qui produit, entre autres créations, des cartes de vœux, des chandelles et des accessoires tissés.

« Je n’avais jamais travaillé avec des personnes ayant une déficience intellectuelle, mais j’aime les nouvelles expériences. Ç’a été une expérience difficile, mais enrichissante », dit Lisa. « J’ai adoré! »

Et le sentiment a été mutuel : L’Arche Liverpool a adoré Lisa. La communauté a célébré son 35e anniversaire par une cérémonie de remise de prix lors d’un dîner de Noël. Lisa y a reçu le Pleasantry Award, une petite statue semblable à un Oscar. « J’ai été étonnée de recevoir un prix pour avoir simplement été moi-même », dit-elle.

Durant son séjour à Liverpool, Lisa a rencontré son futur mari, Andry, lui aussi originaire d’Indonésie, qui faisait du bénévolat pour aider les réfugiés et lutter contre la pauvreté. Loin d’être oubliés, les liens qu’elle a tissés à L’Arche Liverpool sont demeurés solides à son retour en Indonésie. Elle y a poursuivi une carrière au British Council, tandis que son mari lançait une entreprise de distribution d’une ressource abondante en Indonésie : les algues. Ensemble, ils ont eu deux enfants.

À l’automne 2021, Lisa a ressenti le besoin d’une nouvelle aventure et a considéré d’aller vivre au Canada. Elle a trouvé une offre d’emploi d’assistante à Sudbury. L’occasion était tentante, mais sa décision n’a pas été sans sacrifices. Elle a dû quitter son mari et ses enfants, qui étaient encore à l’école, pour entreprendre seule ce long voyage.

Elle a atterri dans le nord de l’Ontario juste à temps pour sa première véritable expérience de l’hiver. « J’étais impatiente de voir l’hiver », dit-elle. « Durant mon séjour à L’Arche Liverpool, il n’a neigé qu’une seule fois, et la neige a fondu la journée même. » On pourrait penser que l’hiver canadien aurait bientôt raison de son enthousiasme – ce fut tout le contraire. Elle adore l’hiver à Sudbury, particulièrement les promenades et les matchs de hockey.

Elle a appris qu’« il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais vêtements, et que la meilleure façon d’apprivoiser l’hiver, c’est de faire du sport ». Peu après son arrivée, elle accompagnait déjà les assistant·e·s et les personnes accueillies à un match des Wolves de Sudbury. Dès son premier match de hockey « en vrai », elle est tombée amoureuse du sport. « C’est rempli d’adrénaline », dit-elle. « Je dois avouer que j’aime les bagarres aussi. » Elle est également fan de patinage artistique – son athlète préféré est Elvis Stojko.

Mais une autre expérience, bien plus marquante que son premier hiver canadien, attendait Lisa dans les mois qui ont suivi à L’Arche Sudbury.

Over the past year, Lisa had the opportunity to connect with everyone in the Sudbury L’Arche community on some level, though she holds the memory of a core member named Alain particularly close to her heart.

Lisa and Alain spent time together one day in the spring of 2021. “Alain really wanted to watch Home Alone. “The warm day didn’t quite evoke the Christmas spirit of the film, but it was Alain’s favourite, so I went along with it. Of course, a movie is made all the sweeter with snacks, so we went to the corner store to get Alain’s favourites — root beer and an Aero bar. He was full of energy, talking about this and that in French, and being his usual kind self.”

“But when we returned from the store, I could tell something was not right with Alain,” she said. Paramedics would later rush Alain to the hospital. He had a cardiac arrest. Early that same evening, Alain passed away.

“That was tough, really tough,” she says. “I’d never experienced anything like that. I went to Alain’s room every day and cried silently.”
The leaders at L’Arche Sudbury offered to connect Lisa with a counsellor. However, she felt it was better to talk with loved ones, referring to her husband and children back in Indonesia and also the L’Arche community members who, she says, feel like family.

She grieved with Teresa, the Homes Coordinator, Heather, a board member, and her fellow assistants. Everyone would recall their fondest memories of Alain, such as when he’d sing his favourite French songs while rocking out on his air guitar. She also received a lot of comfort from the house leader, Cheryl. “Alain got to spend his last day doing all the things he loved, because of you,” she told Lisa. “You gave him the last gift he’d ever receive. It’s an honour.”

That idea of a last gift has stuck with Lisa as she works through the trauma. “My wound is still open, but I’m fortunate to have a community that really listens,” she says. On her worst days, she knows she can rely on Carole for a hug.

Even on the coldest days in Sudbury, there’s always warmth within her L’Arche home. “We help each other cook, do the dishes, fold clothes — whenever something needs doing, everyone wants to help,” she says. “On special occasions, she cooks Indonesian food for Even on the coldest days in Sudbury, there’s always warmth within her L’Arche home. “We help each other cook, do the dishes, fold clothes — whenever something needs doing, everyone wants to help,” she says. “And when I’m sad, one of the core members, Carole, always gives me a hug.” On special occasions, she cooks everyone Indonesian food for everyone, including opor ayam, a beloved chicken and coconut dish. “When people in the house compliment me on my Indonesian cooking, I feel lucky to be accepted for who I am,” she says.